Razem rejoint Diem25 pour refonder l’UE

Malgré la présence au gouvernement polonais depuis 2015 du parti dit « sceptique » par rapport à l’Union Européenne et qui remet constamment en cause les fondements constitutionnels du pays, la grande majorité des citoyens et citoyennes polonais(es) se sent toujours attachée à l’Europe en tant que projet politique. Selon les sondages, un référendum potentiel sur le « Polexit » n’aurait pas de chances de réussir, car uniquement 9 % auraient déclaré vouloir quitter l’Union Européenne.

Razem rejoint Diem25 pour refonder l’UE

Malgré la présence au gouvernement polonais depuis 2015 du parti dit « sceptique » par rapport à l’Union Européenne et qui remet constamment en cause les fondements constitutionnels du pays, la grande majorité des citoyens et citoyennes polonais(es) se sent toujours attachée à l’Europe en tant que projet politique. Selon les sondages, un référendum potentiel sur le « Polexit » n’aurait pas de chances de réussir, car uniquement 9 % auraient déclaré vouloir quitter l’Union Européenne.

Néanmoins, la gauche radicale du pays souligne que les bases de l’Union Européenne doivent changer. Les inégalités économiques croissantes sont en train de faire éclater toutes les sociétés européennes, y compris la polonaise. L’arrivée au pouvoir du parti « Droit et Justice » est due, avant tout, aux promesses d’améliorer le sort des plus démunis. C’est pour la première fois, depuis le changement de régime de 1989, qu’une force politique a rompu, au moins en apparence, avec le dogme de l’austérité qui règne en Union Européenne depuis les années ‘70.

C’est un premier pas, mais il est nécessaire d’aller plus loin dans cette direction et d’instaurer la solidarité comme principe fondamental de l’Union Européenne. Le parti de la gauche radicale polonaise, RAZEM, se joint au mouvement Diem25 pour les élections européennes. Le programme de Diem25 porte, essentiellement, sur la nécessité d’un nouveau contrat entre les pays européens. Il est urgent d’arrêter la politique d’austérité et de mise en concurrence des pays. Nous devons sortir de la fusion du capital et de la politique. La démocratie doit prendre en compte, avant tout, les intérêts de la majorité de ses habitants, donc de la classe populaire. On doit réaffirmer, pas uniquement en Pologne, les libertés et les droits qu’on a crus déjà acquis. Il n’existe pas de démocratie sans justice sociale et économique, sans partage équitable des richesses. L’Union Européenne doit se faire la gardienne de ce partage, si elle veut encore jouer un rôle positif dans les années à venir.

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